L'antiquité

Principes techniques : Observation d'une ombre
Ecoulement d'un fluide
Chronologie : Antiquité

Les Égyptiens vénèrent le soleil (Râ). Il est donc naturel que les gnomons soient utilisés par les prêtres pour déterminer les cérémonies. Bientôt, on ajoute une planche graduée au gnomon, le cadran solaire est né.

Plus tard les Grecs hériteront du gnomon et du cadran solaire qu'ils perfectionneront et étudieront. La gnomonique devient à Athènes une science et un art.

si le gnomon ou le cadran solaire sont les instruments idéaux pour mesurer l'heure le jour et par temps dégagé, il en est tout autrement la nuit. Les Égyptiens puis plus tard, les Grecs et les Romains mais également à la même époque les Chinois et les Amérindiens utilisent alors la clepsydre (du grec klepsydraï : voleuse d'eau). On mesure alors le temps mis par un liquide (généralement de l'eau) pour s'écouler d'un récipient. Pour la première fois, la mesure du temps n'est pas liée au déplacement d'un astre, mais le temps est arbitrairement divisé en périodes.

Au cours des siècles, on adjoindra aux clepsydres divers systèmes mécaniques jusqu'à en faire de véritables horloges à eau. Jusqu'au XVIe siècle, les clepsydres et les horloges à eau resteront les instruments de mesure du temps les plus précis.

 

 Savoir plus...

En réalité, clepsydre et cadrans solaires étaient souvent utilisés en complémentarité, mais "mettre à l'heure" ces différents instruments étaient une gageure, ce dont s'amusait Sénèque à qui l'on attribue cette phrase  : « Il est aussi difficile à Rome de mettre d'accord les horloges que les philosophes ».